Bouquet de fleurs

Les végants sont extrêmes : mon avis avant / après

 

Je reviens plus joyeuse, comme je vous l’avais promis. C’est toujours un peu le bordel dans ma tête, et comme le ménage et moi ça fait 25 (oui j’ai choisis le nombre 25 de façon totalement aléatoire), ça risque de prendre un peu de temps. Je pars en vacances dimanche, ça devrait me faire du bien. Quoi qu’il en soit, pour me changer les idées, j’ai eu envie de constater mon évolution concernant le véganisme #secteextrémiste

Il s’agit d’une sorte d’avant/après sur mes réflexions autour de tout ça. Peut-être que vous aussi vous vous reconnaîtrez ! Oui ! Toi aussi joue au jeu du avant/après ! #slogandepubpourrite

Vous le savez peut-être, j’essaie de devenir vegan, pour plusieurs raisons, et pour les connaître, je vous conseille de lire cet article. Si je m’étais dit il y a quelques années que je voudrais le devenir, je n’y aurais certainement pas cru. Végétarienne, peut-être mais vegan… je suis pas aussi extrême quand même ! Tout ça pour dire qu’on change d’avis dans la vie et que parfois on a des a priori.

J’ai découvert le végétarisme au collège, grâce à un ami, j’en parle ici. Je trouvais ça louable mais vraiment pas réalisable pour moi, et surtout pas si utile. Si c’est pour sauver une poule parmi la masse… la fameuse « goutte d’eau dans l’océan ».

 

 

 

Idée reçue numéro 1 sur les vegan

 

Avant

« Tout seul on sert à rien »

 

Après

 « Chaque individu a un impact »

 

Changer ses habitudes, ça implique beaucoup de compromis et ce n’est pas forcément facile. Il faut donc une bonne raison et il faut qu’on ressente que nos actions sont utiles. Arrêter de manger des animaux.. oui mais pas pour rien quoi. Alors, dans un premier temps ce n’est pas pour rien. Si on ne cautionne pas ce qui est fait aux animaux, arrêter d’y contribuer c’est respecter ses valeurs. C’est plutôt égocentrique, mais ça n’en reste pas une raison plus que valable. Et enfin, non, nous ne sommes pas seuls.es. Dans son cercle d’amis.es/famille, peut-être. Mais en devenant végétarien.ne, vous inciterez peut-être quelqu’un d’autre à le devenir, pour être deux, puis trois. C’est ce qui se passe d’ailleurs. Et puis sur le net, il y a une grande communauté qui se fera un plaisir de vous accueillir. Et en agissant individuellement, les résultats sont quand même conséquents, que ce soient des résultats sur l’environnement, sur le nombre d’animaux tués, ou sur la santé.

Bilan effet de serre régimes alimentaires sur un an

 

 

 

Idée reçue numéro 2 sur les vegan

 

Avant

« Trop difficile de ne plus manger d’animaux, j’aime trop ça »

 

Après

« On peut se défaire d’habitudes alimentaires »

 

« J’aime trop manger de la viande, du fromage, des oeufs, je ne pourrais pas m’en passer ». Bein ouais, moi je mangeais quasiment de la viande tous les jours. Et manger certaines choses, ça rend addict. Une addiction c’est pas simple à combattre. Alors c’est parfois décourageant de se retenir et de se passer de fromage ou de lait. Et tout ça on en trouve partout dans le commerce. La tentation est là. Perso, c’est le fromage. Et comme le fromage végétal n’est pas dispo à tous les coins de rue, c’est pas facile. Je reviens de loin, j’en mangeais tout le temps, il fallait qu’il y en ai a chaque plat. Mais il ne s’agit que de gout, de plaisir gustatif. Autrement dit, ce n’est pas insurmontable. J’ai considérablement réduit ma consommation de fromage, je n’en achète plus et je trouve des alternatives. Quand on sort c’est pas la même histoire mais il ne s’agit que de choix. Une fois pris, c’est plus simple. Et non, manger vegan ce n’est pas insipide. Non, si on se passe de fromage, de charcuterie, on n’est pas « triste », on ne passe pas à côté de quelque chose. Déjà on sait le gout que ça a, n’oubliez pas, on ne naît en général pas vegan. Et puis, on ne le fait pas pour ça, on a des convictions et on s’y tient. On se fait plaisir avec d’autres plats.

 

Sources

Slate – la dépendance à la nourriture

Atlantico.fr – la nourriture peut générer de véritables addictions

 

 

 

Idée reçue numéro 3 sur les vegan

 

Avant

« Les vegan ne mangent rien et ce n’est pas bon »

 

Après

 » Il existe beaucoup d’ingrédients et de plats bons et même gras, si je te jure »

 

Comme on a l’habitude de manger des animaux et des produits d’origine animale, et qu’il y en a dans presque tout, on a l’impression que de s’en passer cela revient à ne rien manger. Alors que c’est totalement faux. Pour preuve quelques photos de plats. Et c’est très bon. On découvre de nouveaux aliments, consomme plus de légumes et on apprend à cuisiner. N’oubliez pas que l’assaisonnement a une grande part dans le gout d’un plat.

Je vous laisse quelques photos du blog Full Of Plants pour vous donner l’eau à la bouche !

Aliments pour un régime végétalien

 

 

 

 

Idée reçue numéro 4 sur les vegan

 

Avant

« Je vais avoir des carences »

 

Après

« Je fais attention à ma santé et je n’ai pas de carences »

 

Un a priori qui sort souvent c’est le fait que les végétarien.nes et vegan ont des carences. On en entend beaucoup parler par les médecins par exemple. Sachez que ces derniers ne sont pas toujours de bons conseils. Ils sont souvent sollicités pour vendre certains produits et promouvoir certaines pratiques. Ah la déontologie, le serment d’Hippocrate toussa toussa. Attention, je ne suis pas complotiste hein, je dis juste que beaucoup sont des illuminati reptiliens c’est tout… Non plus sérieusement, je fais attention à ce que je mange, je m’informe sur les apports nutritionnels et sur les aliments qui me conviennent puis je fais des bilans sanguins. Les végétaux apportent les mêmes bénéfices, pas de la même façon mais quand même.

Alors il ne faut tout de même pas faire l’impasse sur le seul complément incontournable absent des végétaux : la B12. Cette vitamine est essentielle au bon fonctionnement du cerveau et on a l’habitude de la retrouver chez les animaux. La vache la produit naturellement par exemple. Du coup, il faut se complémenter en vitamine B12 pour ne pas en manquer lorsqu’on est végétarien.ne ou végétalien.ne. A part ça, il suffit de manger des légumes, des fruits, des noix, des légumineuses, laits végétaux, algues, féculents, et j’en passe, afin d’avoir un régime équilibré. Sachez aussi que l’on peut être omnivore et être carencé. C’était mon cas avant, avec le fer, mais ce n’est plus le cas !

 

Sources

Sources de nutriments des aliments végétaliens

La vitamine B12

 

 

 

 

 

Idée reçue numéro 5 sur les vegan

 

Avant

« Je ne peux pas m’amuser avec les autres si je ne mange pas pareil »

 

Après

« Je vis autrement mais je suis la même personne »

 

Ce serait faux de dire qu’en devenant végétarien.ne ou vegan, on ne subit pas de moqueries ou de pics. Au début ça énerve et ensuite … ça énerve aussi mais… c’est un bon énervement (t’as compris la référence ?). A force on ne relève plus, ça ne touche plus. Si les gens voient que ça ne vous atteint pas, soit ils laisseront tomber, soit il vous laisseront tomber. Dans tous les cas, ce sera une bonne chose. Et beaucoup s’en ficheront et vous laisseront faire votre vie, allant même à s’intéresser et à vous poser des questions. C’est bien entendu plus simple quand on vit chez soi, sans ses parents, car être dépendant.e nous place dans une situation délicate. Mais il faut faire de son mieux en sachant qu’un jour on pourra faire comme on le souhaite. Cela se complique un peu à l’extérieur car l’offre n’est pas toujours présente et ça peut être galère de trouver un restaurant ou une activité vegan. Disons qu’il faut préparer un peu à l’avance et prévenir ses ami.es. Les premières fois seront un peu hasardeuses puis cela deviendra une habitude.

Retrouvez une liste de restaurants végétaliens et boutiques vegan sur Lyon sur mon blog ainsi que sur les sites Vegoresto et Vegetannuaire qui répertorient les restaurants végétaliens partout en France.

 

 

 

 

Idée reçue numéro 6 sur les vegan

 

Avant

« Le lait et les oeufs c’est pas si dramatiques, on ne fait pas de mal »

 

Après

« L’exploitation animale n’est pas éthique »

 

Les gens (et moi avant) ont pour la plupart bien compris que tuer des animaux, ça ne leur faisait pas forcément plaisir #euphémisme. Tuer est un acte choquant et il est normal de culpabiliser. C’est plus simple de faire comprendre le végétarisme. Mais lorsqu’on parle de véganisme, d’absence totale d’exploitation animale, c’est un peu plus compliqué. Avant je me disais que prendre le lait des vaches, ça ne leur faisait pas de mal, encore plus pour les oeufs que l’on ne fait que ramasser. Sauf que lorsque l’on commence à gratter on apprend des choses pas jolies jolies. Afin de produire plus, il faut une cadence industrielle. Les pratiques agricoles habituelles sont loin d’être idéales pour les animaux, et même en France.

Pour faire du lait par exemple, il faut une vache (noon sans dec’) et il faut qu’elle soit enceinte. Il n’existe pas de vache naturellement laitières. Elles le deviennent parce qu’on le décide. Et pour cela on les insémine. On force un animal à enfanter quand même. Ensuite, pour profiter un maximum du rendement de la vache, on récupère le veau qui finit en général à l’abattoir. Je ne vais pas continuer là-dessus car ça risque d’être très long mas je vous conseille de faire un tour sur le blog de Antigone XXI. Et il ne s’agit pas seulement de conditions d’élevage. Il s’agit de respecter l’animal comme on le ferait avec un humain. Le considérer libre. S’opposer au spécisme qui considère que certaines espèces ont plus de valeur que d’autres (« oh trop mignon ce chien, je reprendrais bien un peu de jambon »). C’est pour cela que les vegan s’opposent à n’importe quelle forme d’exploitation animale.

 

 

 

Idée reçue numéro 7 sur les vegan

 

Avant

« On est naturellement omnivores, on a toujours fait ça »

 

Après

« Nous évoluons constamment, tout ce que nous faisons n’est pas naturel ou respectable »

 

Alors déjà, nous ne sommes pas carnivores mais omnivores, c’est à dire que nous pouvons (et non pas nous devons) manger de tout. C’est pour tous les gens qui nous comparent aux lions. C’est débile, c’est tout. J’avais l’habitude de penser que nous devions manger des animaux, que c’était comme ça que nous avions toujours fait. Mais quand on y pense, il y a beaucoup de choses que nous faisions/faisons et qui sont affreuses. C’est le propre de beaucoup de traditions comme la corrida, le festival de Yulin en Chine, l’esclavage, la fourrure,… Le fait de faire quelque chose depuis longtemps ne lui apporte pas forcément de crédit. Dans notre société et avec l’évolution des technologies et procédés, nous pouvons arrêter d’exploiter les animaux. Nous en avons la capacité. De même, internet ce n’est pas naturel, s’habiller non plus, énormément de choses ne sont pas naturelles. Ce n’est pas une raison pour les éradiquer de nos vies.

 

 

Bon, mon avis a pas mal changé comme vous pouvez le voir. C’est dû à beaucoup de recherches et je vous incite vraiment à vous renseigner avant de vous faire des a priori et ce sur tous les sujets. On constate souvent qu’on ne savait pas tout. On a aussi parfois peur de changer les choses, car la routine a quelque chose de réconfortant. Mais je suis contente d’en être arriver là et je ne regrette pas d’avoir changé. Je reste d’ailleurs continuellement en questionnement et je ne m’arrête pas sur une décision. J’espère que cet article vous aura fait comprendre que nos avis peuvent changer et aussi que ça aura répondu à quelques questions par la même occasion. N’hésitez pas à interagir, cela me ferait plaisir de connaître votre point de vue sur le sujet.

 

 

Quelques liens intéressants :

L214

Associations de protection des animaux

Vegan Pratique

Viande Info

Les carencés

 

 

 

Sur quel sujet vous avez complètement changé d’opinion ?

Comment c’est arrivé ?

 

 

 

Signature Affectueusement Votre

 

 

 

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21 Comments

  • Reply Elisa 10 août 2017 at 12 h 51 min

    Je trouve ton post très intéressant et très intelligent, et c’est une manière originale de présenter la chose ! J’espère que beaucoup de gens vont le lire 😊
    En ce qui me concerne, je n’ai jamais perçu le veganisme comme extrême, car je considère que vouloir épargner les animaux ne peut en aucun cas être extrême. J’ai toujours vu ça comme ce qu’il y a de mieux et de plus louable sur terre, et je suis plutôt triste de n’avoir aucun ami(e) vegan, je ne rencontre jamais ce genre de personnes !

    • Reply affectueusementvotre 10 août 2017 at 13 h 11 min

      C’est bien d’avoir toujours pensé comme ça !
      Ne t’inquiète pas je n’en rencontre pas non plus. Il faut forcer le destin ! Tu es de quel coin ?

      Merci en tout cas pour ton commentaire, cela me fait plaisir 🙂

  • Reply Amandine Rodriguez 23 août 2017 at 12 h 15 min

    Ton article est très bien mené, je me retrouve dans beaucoup de choses ! Je suis végétarienne depuis plus d’1 an, je consomme encore du fromage et du miel, mais je suis sûre de passer le cap végétalienne dans quelques temps ! Merci pour cet article, Amandine
    http://www.wildamanda.com

    • Reply affectueusementvotre 23 août 2017 at 12 h 18 min

      Merci à toi pour ce commentaire !

      Bravo pour être passée végétarienne, à peu près en même temps que moi en fait. Et si tu as besoin d’échanger autour du véganisme, n’hésite pas 🙂

  • Reply Mya 6 novembre 2017 at 13 h 22 min

    Super article ! Je me retrouve parfaitement là-dedans et effectivement, une fois qu’on y est, ce n’est absolument pas insurmontable quand on sait pourquoi on le fait.
    Le plus difficile pour moi c’est vraiment le restaurant, pour le moment. Pas parce que ce que prennent les autres me donne envie, mais vraiment parce que c’est encore compliqué de trouver des plats vegans dans la plupart des restaurants traditionnels.
    J’en profite pour jeter un œil à ton article sur Barcelone puisque j’y vais bientôt ! 😉

    • Reply affectueusementvotre 6 novembre 2017 at 13 h 25 min

      Hey !
      Merci pour ton commentaire 🙂
      En effet à l’extérieur c’est pas toujours simple. Perso je redoute un peu Noel, avec la famille pas vraiment au fait de tout ça, ça va pas être facile non plus haha !
      Tu verras Barcelone c’est chouette ! N’hésite pas à me faire un retour !

  • Reply auroreinparis 28 septembre 2018 at 12 h 16 min

    Je n’ai jamais mangé de viande, ai arrêté le poisson vers octobre l’année dernière et suis végétalienne depuis le 14 juillet. Meilleure décision de ma vie.

    Ton article est génial, bravo et merci car il est très claire, et déculpabilisant. Il offre des réponses à toutes les questions que l’on a au quotidien, et offre une mise en lumières des idées reçues classiques. J’ajoute que tu peux conseiller « Plaidoyer pour les animaux » de M.Ricard. Je ne l’ai lu qu’après avoir basculé, car je savais qu’avant je n’étais pas prête et que je serais en totale dissonance cognitive à chaque repas ahah 🙂

    Je vais partager ton article, je le trouve vraiment bein !

    • Reply affectueusementvotre 28 septembre 2018 at 12 h 27 min

      Merci encore pour tes belles interventions 🙂
      Je suis contente que l’article te plaise.
      Je suis en admiration avec le fait que tu n’ai jamais mangé de viande en tout cas !
      Pour le livre, j’avoue n’en avoir jamais lu sur le veganisme mais il faut que je m’y mette. Merci pour le conseil 🙂

      • Reply auroreinparis 28 septembre 2018 at 12 h 49 min

        Alors là non, aucune admiration c’est uniquement grâce à mes parents pour la viande ! Je suis juste allée un peu plus loin en basculant végane.
        Mathieu Ricard est un moine bouddhiste, il a écrit de merveilleux livres sur la bienveillance. Son plaidoyer pour les animaux entrent dans cette lignée 🙂 Belle journée à toi !

        • Reply affectueusementvotre 28 septembre 2018 at 13 h 52 min

          Oui je me doute que tes parents y sont pour bcp mais d’avoir continué surtout quand on est jeune, je trouve ça cool.
          Je vais regarder ça de plus près du coup ! 🙂 bonne journée à toi aussi.

  • Reply Anonyme 26 janvier 2019 at 13 h 10 min

    Je trouve que tu as une manière biaisée de présenter l’information. Si sur le fond il y a plein d’arguments ou tu as raison, ta manière d’attaquer certains nutritionnistes ne trouve pas sa source dans une argumentation raisonnable. L’argument 6 aussi est fallacieux.

    • Reply affectueusementvotre 26 janvier 2019 at 13 h 22 min

      Bonjour, merci ton commentaire.

      Cet article c’est essentiellement mon avis, je ne détiens pas la vérité. C’est assez subjectif donc il se peut que certaines pensées ne soient pas partagées.

      Je ne crois pas parler de nutritionnistes, mais de médecins. Ou alors je ne retrouve plus le passage en question. Es-tu nutritionniste ?
      Il est assez connu que les médecins ne sont absolument pas au courant des régimes alimentaires alternatifs et donc difficile de leur faire confiance. Le fait que certaines marques de médicaments soient plus mis en avant que d’autres c’est aussi un fait, même si c’est de moins en moins le cas. C’est d’ailleurs pour ça que je ne fais pas de généralités.

      L’argument 6 (encore une fois c’est plus un avis, une rétrospective de ce que je pensais avant par rapport à maintenant, plutôt qu’un argument), est-ce en rapport avec le régime alimentaire omnivore ? Je n’arrive pas à comprendre en quoi c’est fallacieux… mais si tu as envie de poursuivre, j’en serai ravie 🙂

      J’aurais aussi aimé connaître ton nom, ou ton pseudonyme, c’est toujours plus sympa de savoir un peu avec qui on discute.

      Bonne journée.

  • Reply pierro 23 mars 2019 at 16 h 51 min

    Salut,

    Cet article est très intéressant dans le sens ou il résume bien le mode de pensée et les arguments actuels des « vegans ». Comme je l’imaginais, cette mode répond plus à un besoin d’idéal qu’à une réflexion logique poussée vu comme il y a peu de sens au sein de tous ces arguments. Je suis toujours très étonné de ce type de raisonnement :

    Informations réelles : L’homme est omnivore ( donc il mange de tout : cf nos canines pour déchirer la viande…) et ne pas manger de viande le conduit a avoir des carences
    notamment en vitamine B12 présente dans la viande.
    Constat vegan : c’est pas grave, les carences c’est faux parceque les médecins mentent et veulent vendre des trucs
    Pourquoi ? Sauf pour la B12 qui oblige a boire un produit médicamenteux toute notre vie vendue par des médecins/pharmaciens/vendeurs ??? Étonnant non ?

    Informations réelles : Certaines conditions d’élevage et d’abattages des animaux sont horribles et l’exploitation animale existe.
    Constat vegan : il faut arrêter les produits issus des animaux
    Pourquoi ? c’est les conditions pour les animaux qu’il faut changer, pas arrêter d’en manger ! les abeilles qui ramassent leur miel sont elles exploitées ?
    Aberrant comme raisonnement quand on veut à la base simplement supprimer la torture animale.

    Je remet une de vos phrases dans l’ordre « tuer est un acte choquant et il est normal de culpabiliser » = « tuer un animal pour se nourrir est un acte normal et il est choquant de culpabiliser ». Vouloir améliorer nos pratiques ne passe pas forcement pas dénigrer notre humanité ni par rejeter en bloc la consommation animale.

    • Reply affectueusementvotre 23 mars 2019 at 18 h 54 min

      Oula… j’ai l’impression que vous prenez ça comme un attaque personnelle… je vais reprendre les points évoqués.

      Nous sommes omnivores, bien sûr que l’on peut manger de la viande et oui la carence en B12 existe. Quand on décide de ne plus manger de viande on se complémente. Mais en mangeant de la viande aussi, à travers les animaux a qui on administre des médicaments 😉 au choix, je préfère laisser vivre un animal.
      Quand je parle de méfiance des médecins c’est surtout que beaucoup affirment des choses fausses à savoir qu’un régimes vegan est dangereux. Tout va bien chez moi, mon bilan est ok. Si on fait les choses bien il n’y a pas de souci. Pareil que si on consomme McDo tous les jours, ça risque de poser problème.

      L’exploitation animale existe dans tous les élevages peu importent les conditions. Et oui prendre le miel des abeilles qui taffent pour le fabriquer, c’est de l’exploitation. J’en n’ai pas besoin, je lui laisse. Il lui sera utile.

      Je ne dénigre pas l’humanité… j’aimerais simplement qu’on réfléchisse. Et ce n’est pas dans un monde qui considère les animaux comme des ressources que je veux évoluer.

      Merci en tout cas pour cette intervention !

  • Reply Fanfan 3 avril 2019 at 9 h 54 min

    Je me pose une question depuis un moment par rapport à la consommation de lait et d’oeufs.
    Imaginons que l’on ait des poules chez soi, ou un mini élevage de vache, que l’on traite bien les animaux (il ont de l’espace, un endroit au chaud pour dormir, à manger et à boire comme il le souhaite, etc.) et bien sur qu’on ne les envoie pas à l’abattoir quand ils produisent moins.
    Est-ce que la aussi ca serait impensable pour vous de manger leurs oeufs et de traire les vaches pour leur lait ? Sachant que, comme pour un humain la vache continue à produire du lait si elles sont stimulées (et là vous allez me dire, mais pourquoi les stimuler..).
    C’est surtout les oeufs qui m’intriguent en fait. Sachant qu’une poule en pond en moyenne un tous les 2 jours (voir tous les jours dans les périodes propices), quel mal y a -t-il à les manger ? Et quel plaisir un si bon oeuf ! En quoi je maltraite l’animal ?
    Bref, l’argument « pas de consommation de lait et d’oeurfs » vient surtout du constat de la nécessité de moins bien traiter l’animal si on veut en produire beaucoup (#élevage intensif). Mais il y a aussi des particuliers et des éleveurs qui prennent soin de leurs animaux. Idem pour la laine en fait. Et pour le miel ! Quels sont vos arguments dans ce cas ?

    • Reply affectueusementvotre 3 avril 2019 at 10 h 58 min

      Bonjour, merci pour votre commentaire. En fait, il s’agit de la conception que l’on a de l’animal.
      Oui, si on le considère comme un être vivant qui possède des ressources que l’on peut s’approprier si on le traite bien, votre raisonnement fait sens.
      Dans mon cas, je le considère plutôt comme mon égal. C’est à dire que je ne me vois pas forcer un humain à enfanter, pour lui prendre son lait et envoyer son bébé à l’abattoir. Je ne me vois pas prendre les ovules d’une personne pour les manger, sans savoir si ça lui va. Même si on pense qu’elle n’en a pas besoin. A partir du moment où les animaux n’ont pas de voix, je considère que je n’ai pas à me servir. Même si « c’est bon ». Le miel des abeilles leur est utile et leur permet de passer l’hiver. Je peux très bien m’en passer.
      Vient ensuite la condition de certains animaux modifiés pour produire plus comme les moutons. Il est obligatoire de les tondre pour qu’ils ne souffrent pas. Dans ces cas c’est un peu différent. Mais faire du commerce avec ce qui leur appartient donne lieu à des conséquences graves d’un point de vue éthique et écologique. L’idée c’est simplement de prendre conscience qu’un animal non humain ressent aussi et à conscience. Il n’est pas uniquement question de maltraitance mais de considération.

      • Reply Fanfan 3 avril 2019 at 12 h 48 min

        Je comprends la conception que vous avez de l’animal, et qui est, en un sens, juste. L’animal a une conscience. Le considérer comme un égal est intéressant…mais difficlement possible. Simplement parce que justement en le considérant, vous vous placez à un autre niveau que lui.
        Je m’explique : Pensez-vous que la belette, la fouine ou le renard considère les poules comme un être sentient? Honnêtement, je ne pense pas, vu la violence avec laquelle ces animaux tuent les poules (pas pour le plaisir, mais par instinct et pour se nourrir). Le fait de considérer l’autre est essentiellement humain (ce qui devrait d’ailleurs nous permettre d’être moins violent que la plupart des animaux…devrait, hélas !:( )

        Autre chose, si je ne récupère pas les oeufs de mes poules (que je remercie d’ailleurs chaque jour à voix haute…oui les voisins risquent de me prendre pour une folle), qui va le faire ? D’autres animaux, (ou elle-mêmes si ils sont abimés). Dans tous les cas ils seront ramassés et bien sur sans leur demander leur avis.

        Savez-vous qu’il existait (dans nos culture) et qu’il existe encore, dans d’autres cultures, des nourrices ? Des femmes qui après avoir enfanté, nourrissent en même temps puis continue à nourrir d’autres enfants que les leurs avec leur propre lait. Le lait chez les mammifères est (souvent) produit en plus grande quantité que besoin et il n’est pas nécessaire de tuer le veau pour récupérer le lait d’une vache (ni de l’éloigner de la mère).

        Quant au miel, certes il sert de nourriture aux abeilles pour l’hiver, mais il est également produit en surplus.

        L’idée que vous pronez donc, plus que ne pas faire de mal à l’animal, c’est de ne pas faire du commerce « sur le dos » d’animaux, ce que je comprends, mais on est ici sur une autre revendication il me semble !

        Et puis sommes nous humains et l’égal de l’animal ou sommes nous humains et différent de l’animal?
        Le 1er cas, comme je l’expliquais au dessus, est difficilement tenable. Cela impliquerait de considérer et de traiter l’animal d’égal à égal, de la même manière et donc de tuer ou de voler pour se nourrir ou se protéger, comme le font toutes les espèces animales.
        Le 2ème cas semble plus proche de la position que vous tenez. Nous sommes humains et pas (ou plus) des animaux à part entière et nous avons donc la faculté de penser, raisonner, élaborer en qualité d’humain. Nous ne sommes donc plus, par définition l’égal de l’animal, mais bien un être pensant qui estime ne pas devoir interférer dans le cycle naturel (donc au-dessus de l’animal, des végétaux etc.)
        Alors sommes-nous égaux ?
        Par ailleurs, cette pensée noble mais qui est trop extrême, risque, à terme, d’avoir des conséquences tout aussi dramatique écologiquement parlant que ce que nous vivons actuellement. Tout simplement parce que ne pas interférer auprès d’animaux, n’enlève pas le besoin de se nourrir (oui oui c’est un besoin pas une lubie !) et nécessitera d’autres types de culture tout aussi néfastes (et quiprobablement continueront d’influer sur les animaux).

        Le juste milieu serait de nous considérer comme faisant partie intégrante du cycle actuel (à moins de décider de tous nous exterminer !!) et d’avoir un impact sur notre planète (dans son ensemble ! et pas uniquement sur les animaux, les végétaux aussi seraient sentients !!) le plus juste possible !

        Ce n’est que mon avis, mais souvent il me semble que devenir vegan va à l’encontre d’un monde (humains compris) plus juste écologiquement, plus juste pour la nature et pour notre Terre.
        Finalement, c’est un peu du spécisme que de ne s’impliquer qu’auprès des animaux et pas auprès de tous les être vivants ! (Oui c’est un brin provocateur, mais pas complétement faux)

        • Reply affectueusementvotre 3 avril 2019 at 13 h 57 min

          Je considère l’animal comme un être vivant dont je n’ai pas forcément besoin pour survivre, à l’heure actuel, et à qui je n’ai pas envie de faire du mal ou que je ne veux pas utiliser, de n’importe quel moyen. En effet qu’en tant qu’être vivant ayant la possibilité de réfléchir, je veux leur redonner plus de liberté sur leur existence. Je ne me considère pas au dessus parce que je fais preuve de ce type de réflexion, je me considère différente de ce point de vue. Cela ne veut pas dire que je mérite plus ma place sur Terre que les animaux.
          Que des animaux se tuent entre eux ou volent des oeufs, cela ne me regarde pas.

          Les nourrices font le choix de donner leur lait (et c’est une bonne chose), les vaches non. Si on forçait une femme à donner son lait car sinon considéré comme du gâchis, on trouverait ça affreux. C’est un peu ça le concept.

          En choisissant de devenir vegan on est conscients qu’on influe quand même sur la vie des animaux. On ne refuse pas de vivre pour autant et on ne refuse pas l’humain non plus. Au contraire. Je ne mettrai pas ma vie en danger si ce n’était pas viable. On arrête juste de placer le plaisir avant le besoin, si ça implique de se sentir supérieur à d’autres animaux, et surtout on fait du mieux qu’on puisse.

          Prendre du lait de vache jusqu’à sa mort, ce n’est pas vivre auprès des animaux. C’est s’en servir et le fait de leur donner de l’affection ne sert qu’à se donner bonne conscience. Le lait ne doit servir qu’au début de la croissance, et ceux pour tous les mammifères… Je ne nie pas que ce n’est pas bon ou que ça n’a pas été utile à notre développement. Mais je pense que ce n’est plus le cas et que je peux trouver du plaisir gustatif ailleurs.

          Je ne pense pas que se nourrir de végétaux et donc d’en produire soit aussi dévastateur pour la vie des animaux que la tuerie de masse actuelle. Sachant que le végétal que nous pourrions consommer, et directement donné aux animaux pour les élever.
          D’autre part, le fait de seulement récolter l’excédent des animaux n’est pas viable non plus à l’échelle mondiale si on veut continuer à consommer de la même façon, et même en réduisant, vu le nombre d’êtres humains sur Terre, et la vitesse à laquelle on se reproduit.

  • Reply Fanfan 4 avril 2019 at 13 h 02 min

    Je tout à fait d’accord avec l’idée qu’un être humain ne « mérite » pas plus sa place sur la Terre qu’un animal, ce qui me semble être une vérité difficilement contestable.
    Par contre, le fait de considérer ne pas avoir besoin de l’animal pour survivre est bien plus discutable. Vous avez rajouté à l’heure actuelle et c’est effectivement ce qui fait toute la différence. Vous n’avez pas besoin de l’animal pour survivre dans notre société ultra mondialisée et moderne où vous pouvez trouver des vêtements ou des aliments qui compensent ce que vous n’utilisez ou ne mangez plus, et qui peuvent parfois venir de très très loin (je lisais un article sur une végan qui conseillait de remplacer el miel par du sirop d’érable, d’agave ou de manioc… Quelle est la logique environnementale ??)
    Cela me parait difficile d’imaginer un menu végan sur toute l’année, avec le plus possible de produits locaux, sans risquer pour sa santé.
    Je pense que l’humain a besoin de l’animal et que l’animal a besoin de l’humain (même si l’être humain à l’heure actuelle boulverse de plus en plus cet écosystème si sophistiqué).
    Concernant le lait je comprends votre position, c’est prendre sans se poser la question de la volonté propre de la vache, brebis, chèvre… Mais lorsque l’on sait le nombre de produits qui proviennent du lait et la richesse gustative (ne me dites pas que vos ayez un seul produit vegan qui ait le gout du beurre), quelle tristesse de vouloir tout supprimer et d’empêcher l’humain d’avoir accès à cette ressource (oui je sais le mot vous fait horreur). D’autant qu’il n’est pas nécessaire de traire la vache « toute sa vie », mais simplement lorsqu’elle est allaitante (bien sur ca n’a plus rien de rentable).
    Bref, la position que je ne comprend pas est celle des oeufs. N’y voyez pas une provocation car ça n’est pas le cas, mais que pensez-vous de ceux qui utilisent les excréments des animaux (sans leur demander leur permission), pour leur potager, construire des habitats, faire du feu ? Pour moi prendre un oeuf, ce n’est ni plus ni moins comme prendre les fientes qu’elles ont produit pour les mettre dans mon potager. Et d’ailleurs à l’inverse, je me dis que c’est une sacrée offense que de ne pas prendre cette offrande qu’elles font.
    Bref, je ne dis pas que notre mode de consommation actuelle est correct, il ne l’est pas c’est un fait. Ce qui serait plus juste serait de consommer modéremment de tout ce qui peut nous être accessible au plus proche, et de la manière la plus éthique qui soit.
    Dans un mode de vie vegan, quelles sont les alternatives aux chaussures en cuir, aux oeufs, au miel (qui par exemple est de plus en plus utilisé pour ses propriétés, pour soigner des escarres), aux vêtements en laine, aux apports nutritionnels de certains poissons et certaines viandes ? Comment va-t-on produire suffisamment pour compenser ces apports via les végétaux (ne parler que de la production faites pour nourrir les animaux est un peu limite, ils ne se nourrissent que de céréales ou d’herbe pour la plupart des élevages, ce qui n’est pas suffisant pour l’humain) ? Que feront animaux à qui on va rendre leur « liberté » ? Est-ce que vous considérez que c’est exploiter le ver de terre (et autres animaux et insectes) que de le laisser travailler la terre pour éviter l’utilisation de techniques plus invasives ou de les laisser dans un lombricomposteur pour limiter nos déchets ?
    Etc…
    L’idée est noble et permet une vraie réflexion sur la cause animale, mais toute forme de pensée extrême n’amène à terme qu’un retour en arrière et dessert la cause initiale. Une utopie permet une voie à suivre, mais il me semble qu’elle ne peut pas être une finalité !

    • Reply affectueusementvotre 4 avril 2019 at 14 h 00 min

      Je consomme majoritairement local et pourtant, je me porte bien. L’idée ce n’est pas d’être parfait dans tout, c’est de faire de son mieux. D’ailleurs, moi je m’intéresse à l’écologie, mais ce n’est pas forcément le cas de tous les vegan, qui parlent d’avantage d’éthique animale que de logique environnementale.

      Je ne vais pas relever la partie ou vous parlez du beurre et du gout, car ici on ne parle pas de gout. Oui le beurre c’est bon. Mais je place en priorité mes valeurs. C’est tout. Et je trouve d’autres choses qui me plaisent (et pourtant le fromage pour moi, c’est quelque chose !).

      En ce qui concerne les oeufs, je comprends que ce soit difficile à concevoir et je ne vous jette pas la pierre du tout. Je ne considère pas les oeufs d’une poule comme une offrande cependant… c’est un phénomène biologique et non un cadeau qu’elles font. On sait que les poules consomment parfois leurs oeufs, qu’elles peuvent être stressées à l’idée qu’on leur prenne, alors je préfère ne pas le faire. Et les excréments des animaux, il faudrait voir s’ils leur sont utiles. Je ne m’y connais malheureusement pas assez à ce sujet.

      Pour les chaussures, on commence à développer des matières issues de déchets d’ananas, de raisin, de pommes ou de champignons. D’ailleurs le cuir est extrêmement polluant.
      Pour la laine, il y a le coton biologique, le chanvre qui est très isolant.
      En recherchant des alternatives qui tiennent la route, on trouve, quitte à abandonner des choses qui ne sont pas nécessaires.

      Les animaux d’élevage pourraient finir dans des sanctuaires, ou on arrêterait de les faire se reproduire pour qu’ils finissent pas évoluer selon leur environnement. Si certaines espèces d’élevage sont amenées à disparaître (après qu’on les ait nous même créés), je ne vois pas trop le souci.
      Le vers de terre, personne ne le force à faire ce qu’il fait alors je ne vois pas bien le rapport…

      Toutes les questions que vous vous posez, il faut en effet y répondre et y réfléchir. Je n’ai pas forcément les réponses, même si j’aimerais bien. Et si on se rend compte que le véganisme est réellement nocif, je me remettrai en question, comme je le fais tous les jours.
      Pour l’instant je me sens bien en agissant ainsi.

      • Reply Fanfan 5 avril 2019 at 17 h 16 min

        Bien sur, nous ne sommes pas parfait et la solution idéale n’existe pas mais s’en rapprocher et être en accord avec ses principes c’est déjà un grand pas. J’ai lu qu’effectivement de nouvelles matières comme le « cuir » d’ananas étaient en train d’être développées.
        Concernant les vers de terre, on ne les force pas plus à travailler la terre ou transformer des déchets qu’on ne force une poule à pondre ou une abeille à produire du miel. Mais on les enferme dans des boites pour qu’ils s’occupent de nos déchets alimentaires (et pour ma part je recouvre les sols afin qu’ils soient plus nombreux. Certes ce n’est pas du travail forcé, mais je me sers d’eux).
        C’est à ça que je veux en venir, quand je dis que l’Homme a besoin de l’animal.
        Certains vegans que j’ai lu expliquent bien qu’il n’utilisent pas le fumier pour amender une terre (uniquement des végétaux). Cette idée jusqu’au boutiste a au moins un avantage : rendre la logique vegan le moins attaquable possible. Sauf que c’est complétement surréaliste de ne pas utiliser (par exemple) les excréments d’animaux quand ils permettent de se passer totalement d’engrais, de favoriser la production et renforcer les plants (contre des parasites ou maladies qui nécessiteraient l’utilisation de pesticides), tout ca pour avoir l’impression de rester droit dans ses bottes (oui, cette expression quand on parle de jardinage peut prêter à sourire:)
        C’est cette logique de l’extrême que je condamne parce qu’elle devient contre-productive.
        Pourquoi ne pas nous accepter tels que nous sommes ? Pourquoi ne pas accepter que nous faisons partis intégrante de la biodiversité et de l’éco-système ? Et si ce n’est pas le cas, quels sont nos choix ? Le suicide collectif pour que la planète retrouve son visage d’Avant ? La stérilisation massive pour que l’espèce humaine s’éteigne doucement ?
        Pour terminer, je dirais que le choix de vie vegan amène un peu plus l’Homme à s’acculturer (à se transformer pour s’adapter à une nouvelle culture et non pas à s’éloigner de la culture :), là où peut-être mon rêve serait celui d’un humain plus proche de la nature, plus en communion avec, afin de quitter ce monde aseptisé et ne pas avoir à choisir entre un mode abetissant et avilissant [la société de consommation dans laquelle nous vivons actuellement 🙁 ] et une tendance à la sur intellectualisation où l’humain est imaginé comme un être (quasi) uniquement pensant qui se doit de réfléchir et d’agir pour ceux qui ne peuvent s’exprimer (et là on serait plutôt dans la mouvance vegan). Ce qui est sur c’est que dans les 2 cas, on nous prone un monde tellement fade !! Des faux besoins d’un côté, une vie d’ascète de l’autre…
        En tous les cas, je vous souhaite d’être heureuse dans votre choix, de rester en bonne santé et de garder cette envie de vous remettre en question et d’échanger ! Je suis aussi heureuse de voir que certains vegans se préoccupent de plus en plus du monde dans son ensemble et pas uniquement des animaux.
        Et bien que mon choix ne s’orientera pas vers un mode de vie vegan (je vais aller parler de goût ailleurs !!!!), il est clair que modifier notre société et notre façon de vivre est aujourd’hui indispensable ! Alors chacun à sa façon, en restant ouvert d’esprit, faisons avancer l’humanité !
        Go Human 🙂

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