Carnet et une tasse de café

Repousser ses limites : jusqu’où ?

 

Vouloir changer et faire changer les choses, au final, on est beaucoup à se retrouver dans cette situation. Et de plus en plus j’ai envie de dire. Que l’on s’intéresse à l’écologie, aux droits des humains, des animaux, d’ailleurs si vous voulez vous lancer dans une cause mais que vous ne voulez pas vous impliquer « à fond » au début, je vous recommande cet article.

Mais le changement peut aussi avoir à faire avec le développement personnel, son bien être, les projets et les rêves,… On est tous amené.es un jour à vouloir changer les choses.

 

Ou je veux en venir ?

 

J’ai eu des discussions à ce propos dernièrement et j’y avais déjà songé, on se retrouve confronté.es à des limites et il faut faire des choix. Je m’explique. En devenant vegan, on change son quotidien, ses habitudes. On utilise des produits pour en remplacer d’autres. Et si on ne trouve pas de « substitut » on s’en passe. Certaines personnes cependant, auront des difficultés à se passer de certaines habitudes, et si l’offre actuelle ne permet pas de répondre à ces habitudes, et bien il est plus difficile d’opérer un changement. Voilà ou je veux en venir. J’avais envie de parler de ça : est-ce grave de prendre conscience de ses limites ? Attention, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas passer outre. Mais j’ai l’impression qu’on ne parle pas assez de ça.

Dans quelle mesure on peut se retrouver à se dire « jusqu’où je suis capable d’aller ? » ? Il peut s’agir de véganisme pour y revenir. Dans notre société, il est impossible d’être 100% vegan. Les traitement médicaux sont testés sur les animaux par exemple. Là, on ne peut pas y faire grand chose en pratique, même si on peut toujours manifester et faire passer un message. Mais on a tous.tes des limites personnelles qui nous empêchent d’aller plus loin dans une voie, et même la manifestation peut représenter une limite. L’aspect social aussi par exemple, qui lorsqu’on est vegan, peut être très déstabilisant. Se sentir un peu « exclu.e » ou « pas normal.e » car on ne fait pas comme tout le monde. Les proches peuvent aussi être des obstacles et empêcher ce changement… Ça peut être une limite, complètement facile à transcender pour certaines personnes mais pas pour d’autres.

Carnet, café et fleurs blanches

Pour changer un peu de domaine, il peut aussi être question d’écologie. Le fait d’éviter le plastique et d’acheter en vrac demande un changement de vie. Le côté pratique d’acheter un paquet de pâtes, ou des gâteaux, on s’y fait et devoir « renoncer à ce confort » peut représenter une limite à une volonté de changement. Faire ses produits d’entretien soi-même prend du temps, et le côté « immédiateté » de notre société nous a habitué à consommer de cette façon. Et on va pas se mentir, ça facilite notre quotidien. Mais on n’est pas là pour parler écologie.

Lorsque l’on parle de développement personnel et de projets, et je pense en particulier à des prises de risque, on est soumis à des limites aussi. Je fais référence à une conversation avec Cléa de Raton Reveur actuellement en voyage très formateur. On discutait du fait de chambouler sa vie, de vouloir sortir de sa zone de confort, mais jusqu’où ? Jusqu’où placer la limite qui nous éviterait de nous mettre en danger #dormirdansunmcdo #tmtc
On peut parler de féminisme, de lutte contre le racisme, contre l’homophobie, contre la pauvreté,… ce qui demande de s’investir et de donner de sa personne.

Des fleurs blanches et un pc

Cet article ne se veut pas démoralisant, du style « osef de toutes façon, je peux pas faire les choses au max, comme je voudrais le faire». « Si je n’arrive pas à faire mes shampoings tout.e seul.e je suis naze, autant que j’arrête tout de suite ma volonté de passer au zéro déchet». En fait non, pas du tout. Au contraire même. Parfois, on ne le sait pas, mais on peut aller plus loin, on peut repousser ses limites. Cela demande du temps (ou de l’argent), une réflexion et un travail sur soi. Mais ça arrive que la situation se débloque. Parfois on ne va pas plus loin, pendant un certain temps, mais c’est déjà bien ! De vouloir changer, petit à petit, en reculant un peu plus loin la limite avec le temps. D’avoir exploré cette partie de soi même, de se connaître et avoir conscience de ses limites mais aussi de son parcours.

 

Je ne peux pas faire mieux, il m’arrive quoi ?

 

Si vous vous sentez dans cette situation, pesez le pour et le contre, ne culpabilisez pas de ne pas vous sentir apte à faire mieux, parce que les limites existent. Mais si on se pose, il y a des solutions. Il faut voir plus loin. Si au final, on se trouve des excuses, est-ce qu’il ne faudrait pas réfléchir au changement que l’on veut entreprendre et surtout aux raisons qui nous poussent à  le faire. Pourquoi je n’arrive pas à faire cela ? Est-ce vraiment un choix, ou a-t-on été influencé.e ? Sachez que lorsqu’on choisi d’agir, qu’on sait pourquoi on le fait, c’est tout de suite plus facile d’atteindre ses objectifs.
Faites des compromis dans un premier temps, si vous préférez exercer une transition. Parlez-en et demandez conseil, cela aide d’avoir un point de vue extérieur. On est parfois trop dur.es avec soi-même. Et c’est en étant trop stricte, sans savoir vraiment pourquoi et surtout sans vraiment y croire, que l’on échoue et qu’on se dévalorise.

 

Ne vous sous-estimez pas et visez haut.

Prenez exemple et ne vous rendez pas malades.

 Prenez du recul, prenez le temps, pour bien vous lancer.

#phrasestoutesfaites

 

Cet article est un peu chiant et bordélique pour certain.es. Et j’en suis désolée haha ! Mais j’avais envie d’échanger à ce sujet, savoir ce que les autres en pensaient. Alors, qu’en pensez-vous ?

 

 

Vous sentez-vous souvent confronté.es à ces limites ?

Comment est-ce que vous passez outre ?

 

 

 

Signature Affectueusement Votre

 

 

 

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2 Comments

  • Reply Clea 27 février 2018 at 1 h 25 min

    C’est un article pas chiant du tout, écrit avec du coeur, qui fait du bien. Je trouve que tu as complètement raison. On ne peut pas tout changer en un jour en un claquement de doigts. Ce n’est juste pas possible. Je vais même le répéter pour être sûr que vous l’avez bien lu : on ne peut pas tout changer du jour au lendemain. Reconnaître ses limites, ce n’est pas une faiblesse. C’est aussi une forme de protection.

    Et si vous ne vous protégez pas vous même, personne ne le fera à votre place. Tomber pour se relever, d’accord. Sauter du huitième étage sans filet, non. Ecoutez-vous, vous avez toujours les réponses à vos propres questions. Baby steps, but steps.

    (#cettefolleaventureàSydney #pasencorepreteavivrelagalere #McDomonamourjetaimepas #désopasdéso)

    • Reply affectueusementvotre 27 février 2018 at 10 h 13 min

      Ahah j’aime tellement ton commentaire <3 merci ! Reconnaître ses limites, et essayer de les dépasser sans se culpabiliser ! Bisous de France 🙂

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