Mieux consommer

10 conseils pour s’assurer de mieux consommer

 

Changer ses habitudes pour mieux consommer c’est bien. On peut le faire pour des raisons de santé, mais aussi pour des raisons écologiques ou pour faire évoluer les mentalités sur les pratiques de production. A travers ce changement, on a la volonté d’imposer notre façon de penser au quotidien. Chaque achat c’est donner de l’argent, et donner de l’argent c’est permettre à des entreprises de se développer. Et au contraire, en boycottant, on souhaite réduire l’impact d’une entreprise et l’empêcher d’agir ou la forcer à s’adapter et a changer. On fait donc reculer un système de production qui ne nous correspond pas, et on inspire aussi d’autres personnes en leur permettant de remettre en question leurs habitudes. On « montre l’exemple ».

C’est pourquoi on a à coeur de ne pas se tromper quand on veut mieux consommer. J’ai remarqué que quand on commençait à s’intéresser à tout ça, on était soumis à une certaine pression. D’une part, on a parfois le regard des gens qui change et qui nous fait penser que nous ne sommes pas de bon.nes « écolo/vegan ». Si on a le malheur d’acheter une banane ou un plat préparé, on peut vite se prendre des remarques dans la face parce que « c’est pas hyper écolo ça« . Pour ce cas là, il vaut mieux s’en foutre, vraiment. Quand on souhaite changer ses habitudes, on ne le fait pas pour le regard des autres. C’est un parcours, que l’on entreprend pour de bonnes raisons, et le jugement n’a pas sa place. Les conseils oui, mais on est d’accord, en général il ne s’agit pas de conseil. Il s’agit de décrédibiliser une cause parce qu’on n’est pas capable/prêt à la soutenir. M’enfin, je m’égare. Le truc c’est que ça peut quand même nous affecter.

Photo de roses dans un panier

La deuxième pression (et je parle pas de bière 😉 #lol2017), c’est celle qu’on se met personnellement. On a tellement envie de bien faire que l’on peut vite être frustré.e lorsqu’on se trompe en achetant un mascara qui n’est pas vegan en pensant que si, ou en achetant un produit qui au final se révèle mauvais pour l’environnement. Ca arrive à tout le monde. On ne sait pas exactement tout dans la chaîne de production. Normal de se faire avoir. Donc on se détend et on se dit que la prochaine fois, on le saura. C’est ce genre « d’erreurs » qui nous permettent de savoir.

Cependant, comme ce genre de situations ça peut nous rendre un peu tristes et déçu.es, je vous propose dans cet article de vous aider à mieux consommer, même si on est d’accords, les erreurs, ça arrive.

 

1
Bien lire les ingrédients & les étiquettes

 

C’est un peu la base pour savoir ce qu’on achète. On a trop tendance à faire confiance ou à avoir la flemme. On peut aussi se dire que c’est compliqué, mais c’est une question d’habitude. Repérer les termes dangereux, ou à éviter, les produits animaux bien cachés, au fur et à mesure, ça va vite. Surtout ne regardez pas juste le packaging car le green washing est trompeur. Un shampoing à base d’olive n’en contiendra que très peu et sera plein de produits chimiques. Vous pouvez téléchargez l’application Yuka qui, en scannant un article, vous analyse sa compo. Vraiment pratique. Et je vous conseille aussi ces articles qui vous aideront à décrypter les étiquettes facilement :

Les ingrédients d’origine animale dans les cosmétiques – La Coquette éthique

Décrypter les étiquettes dans les cosmétiques – Mathilde London

Liste INCI pour rechercher les termes inconnus

 

2
Consommer un max bio

 

Et pas forcément dans les supermarchés. J’entends souvent dire que le bio c’est pas si bio que ça. Et je veux bien le croire, surtout si on consomme quotidiennement chez Carrefour. Leur volonté, c’est avant tout de surfer sur une tendance. Essayer de trouver des petits magasins locaux ou alors des grandes chaînes spécialisés dans le bio. Même si ce n’est pas bio à 100% c’est toujours mieux. Et quand je dis un max c’est pas forcément tout ! C’est à la mesure du possible. Ne culpabilisez pas si vous avez acheté des pâtes non bio.

Dessin d'une rose

 

3
Acheter local

 

Dans le même esprit que le bio, dirigez vous vers des produits locaux. Fournissez-vous dans des petites exploitations et petits commerces, ça permet de faire vivre une économie et vous pouvez soutenir des gens qui partagent les mêmes valeurs. En plus, c’est mieux pour l’environnement. Si vous ne pouvez pas acheter local, essayez de trouver l’origine du produit. Ça vous donnera des pistes sur la façon dont il a été fabriqué.

 

4
Réduire les emballages et recycler

 

Certains emballages ne sont pas essentiels et sont très mauvais pour l’environnement. Pensez alors au vrac pour les fruits et légumes, les céréales et les féculents, et intéressez-vous au zéro-déchet. Recyclez un maximum ce que vous pouvez. Je vous aide à y voir un peu plus clair en ce qui concerne le recyclage dans cet article.

 

5
Se renseigner sur l’entreprise

 

Je le dis souvent mais il est possible d’en apprendre beaucoup sur une enseigne en allant sur son site internet et en faisant quelques recherches. Vous pourrez du coup savoir si elle s’intéresse à son impact sur l’environnement, sur les animaux, et si elle traite bien toutes les personnes qui travaillent pour elle. Posez des questions sur les réseaux sociaux ou par mail si vous voulez en savoir plus.

 

6
Se méfier des grosses marques

 

Ce sont souvent ces enseignes qui ont un fort impact sur notre environnement et notre société. En les boycottant, on les force à modifier leur comportement (coucou Monsanto). Et c’est aussi dans leurs produits qu’on trouve les trucs les plus dégueulasses.

Photos de pivoines roses

 

7
Repérer les labels

 

Il y en a un paquet et ils vous assurent plusieurs choses : tests sur les animaux, produit vegan, produit bio, produit fait dans de bonnes conditions,… Faites aussi attention aux faux labels qui ne sont pas officiels. Cela ne veut pas dire que les produits n’en possédant pas ne sont pas de confiance. Mais cela peut vous aider dans un premier temps à faire votre repérage. Voici quelques liens qui pourraient vous aider :

Les labels de la mode éthique – Happy Green Me

Les labels dans la cosmétiques – La Ptite Noisette

Les labels bio – Joli Chahut

 

8
Se méfier des prix trop bas

 

Une entreprise a besoin d’argent pour grandir, c’est normal. Mais si le prix de vente est très bas, il faut se demander si il n’y a pas un maillon dans la chaîne qui en patie. Aussi, n’achetez pas uniquement car « c’est pas cher ». Demandez-vous si vous en avez réellement besoin, si vous êtes persuadé.es que le produit a été fait dans de bonnes conditions. Parfois, simplement ne pas consommer reste la meilleure option. Pas évident quand acheter est devenu un réflexe pour nous.

 

9
Acheter d’occasion

 

Cela permet de redonner vie à un vêtement, de ne pas produire d’avantage, c’est donc écologique. Et économique. En plus vous ne soutenez pas forcément une marque. Pour se lancer dans le marché de l’occasion en toute sécurité, je vous invite à lire mon article à ce sujet.

 

10
Se poser des questions

 

Le plus important c’est de remettre en question ce qu’on a l’habitude de faire. Se dire que finalement ce n’est pas forcément l’idéal et accepter de se dire qu’en tant que consommateur, nous avons notre part de responsabilité. Et même après avoir réalisé tout ça, continuer à se remettre en question et à modifier son comportement lorsque c’est nécessaire. Avoir des doutes et être prêt.e à chercher plus loin.

 

Dessin d'une rose

 

J’espère que cet article vous aidera à mieux consommer. Le plus dur c’est de changer son quotidien. Remplacez ce que vous aviez l’habitude de consommer par autre chose. Il ne s’agit que d’habitudes, et les habitudes ça se change.

 

 

Avez-vous décidé de mieux consommer ?
Qu’est-ce qui est le plus difficile pour vous ?

 

 

 

Signature Affectueusement Votre

 

 

 

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2 Comments

  • Reply Clea 5 novembre 2017 at 23 h 03 min

    J’approuve complètement tout ce que tu dis !
    Dans la catégorie manger local, j’ajouterai : essayez de voir s’il y a une AMAP à côté de chez vous. Ce sont des Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne grâce auxquelles vous pouvez vous engager pendant un an à recevoir un panier de fruits et légumes. Vous assurez ainsi le salaire assuré d’un agriculteur local, vous savez d’où vient ce que vous mangez et…vous vous réhabituez à manger local ! L’hiver c’est chou, pommes de terre et navets (tant de navets >< à la coloc on a jamais su les cuisiner et on en avait tout plein) mais c'est aussi redécouvrir des légumes oubliés de notre pays.

    Et dans le fait de mieux consommer au quotidien, je trouve que parfois le plus difficile c'est quand on ne choisit pas. Quand on me propose une pomme non bio, je me suis aperçue ces derniers temps que j'avais tendance à froncer du nez en pensant aux pesticides. Ou que je n'allais plus au marché parce que je n'avais pas de labels ou d'infos précises sur la culture des légumes. Bref. J'ai peur de devenir quelqu'un de parano et -encore plus- reloue de la nourriture. Il y a sans doute un bon lâcher prise à trouver dans la volonté de mieux consommer au quotidien sans sembler agressif au reste du monde.

    • Reply affectueusementvotre 6 novembre 2017 at 8 h 43 min

      Tout à fait d’accord… il y a quelques temps j’ai partagé du temps avec des amies et ça faisait longtemps. Et bien quand on me proposait des produits de grande consommation un peu cracra j’étais hyper réticente. J’ai eu peur de passer pour une chiante qui se laisse pas un peu aller… et qui juge la consommation des gens. C’est vrai que ce n’est pas évident.

      Je n’ai jamais fait appel à des AMAP mais c’est vrai que c’est un super concept. Il faudrait que je me renseigne un peu plus à ce sujet.

      Merci pour ton commentaire en tout cas 🙂

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