Photo de roses dans un vase

10 astuces pour lutter contre la surconsommation et le matérialisme

 

Sur mon blog je parle beaucoup de surconsommation et d’éthique, notamment dans cet article et celui traitant des soldes. Je vous conseille d’y jeter un oeil avant de lire celui-ci.

J’ai commencé à écrire celui que vous êtes en train de lire, pour rebondir sur la semaine de la Fashion Revolution qui a eu lieu récemment. Vous devez être au courant si vous me suivez sur les réseaux sociaux. Le mouvement a pour vocation de dénoncer la fast-fashion et ses conséquences éthiques et écologiques. Une façon de penser qui me touche. J’ai donc posé mes réflexions et mes idées, puis j’ai douté. Je me suis dit que peut-être je n’expliquerai pas bien les choses, pas suffisamment bien pour que cela ait un réel impact sur vous, pour que vous compreniez bien ce que j’ai voulu dénoncer. J’avais aussi peur de me répéter, et que cela vous gonfle.

Puis j’ai regardé Minimalism : A documentary about the important things. Le documentaire est disponible sur Netflix si ça vous intéresse. Celui-ci est réalisé par Matt D’Avella et retrace le parcours de The Minimalists, deux hommes qui ont changé d’état d’esprit. Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus vont donc voyager aux Etats-Unis pour partager leur amour du minimalisme.

Photo de the minimalists

Cela parle de minimalisme bien entendu #captainobvious. Pas du phénomène de mode, où de son inspiration en décoration (bien que je trouve ça joli). Ca va plus loin que ça, c’est une réelle volonté de changer sa vie, vivre plus heureux et faire évoluer la société. Sur mon blog je ne parle pas vraiment du fait que cela puisse rendre heureux de faire le vide et de se concentrer sur l’essentiel. Parce que je ne suis pas quelqu’un de matérialiste (pas au sens péjoratif). Mais dans le documentaire, on se rend compte que cela a changé la vie de beaucoup de gens.

Je m’étais dit que je n’allais pas apprendre grand chose, étant donné que c’est quelque chose à laquelle je me suis déjà beaucoup intéressée. Et bien finalement si. Certaines choses m’ont faite réagir et j’avais envie de les partager avec vous.

Une petite définition d’après le site Vie Sereine :

 

« Le Minimalisme est l’art d’aller à l’essentiel, dans tous les aspects de notre vie ; c’est préférer la simplicité à la complication, la pureté de style à la sur-décoration, le désencombrement à la surconsommation »

 

Ce serait hypocrite que je dise être contre la consommation. J’ai d’ailleurs des articles wishlist. Je ne dis pas non plus qu’il est complètement impossible de vivre sans consommer. Disons juste que dans notre société ce n’est pas facile. Et puis, en soi, consommer ce n’est pas négatif. On participe à l’économie, on fait travailler des gens et on encourage des entreprises. Je ne vais donc pas parler de consommation, mais de surconsommation.

On parle de surconsommation quand on achète bien au delà des besoins/envies dits « normaux ». On achète pour acheter sans forcément utiliser le produit au final. On a tellement l’habitude d’avoir ce qu’on veut quand on veut, qu’il nous parait normal de pouvoir s’acheter quelque chose quand l’envie nous prend. Ce qui n’était pas forcément le cas de nos parents, qui lorsqu’ils l’ont pu, ont profiter d’un meilleur confort de vie, et nous l’ont transmis. Et pourquoi ça pose problème ?

Cela pose problème car ça a un impact sur notre environnement. L’industrie doit répondre aux attentes des gens et l’industrie, ça pollue. Extraire de plus en plus de matières premières, c’est aussi mauvais pour l’environnement. Surtout quand ces ressources sont éphémères. J’en parle ici. Et puis, lorsque cela ne nous plait plus, on jette. On créé des déchets.

Ca donne lieu à des dérives. En vouloir toujours plus, peu importe les conséquences. Et ça en a aussi sur les animaux et les humains. C’est exploiter pour satisfaire une partie de la population. Dans une société où tout se joue sur la productivité et la concurrence, il faut être le meilleur, faire les meilleures marges, et donc, avoir des charges moins élevés, ce qui dégrade les conditions de vie de nombreux êtres vivants.

Nous sommes de plus en plus sur Terre, il serait peut-être temps d’agir individuellement.

 

 

Aller plus loin

 

Si on veut aller plus loin, il faut toujours remettre les choses en question. Pousser son esprit critique et ne pas camper sur ses positions. Il se peut que demain, vous ayez tord, alors que vous pensiez avoir raison sur un sujet depuis toujours. Et ce n’est pas dramatique. C’est ce qu’on appelle l’évolution des mentalités. Se rendre compte de la réalité des choses, c’est un pas en avant. Alors il ne faut pas aller à l’encontre. Par exemple, devenir végane, ça peut être difficile car la démarche implique d’être vigilent sur tout : les vêtements, la nourriture, le divertissement, les soins du corps,… Tant les animaux sont exploités au quotidien. Alors parfois, on se repose sur une pratique ou un aliment, car nous avons besoin d’avoir confiance. Cela peut être fatigant de pousser sa réflexion au bout, à chaque fois. De se dire par exemple, que l’huile de palme ne contient pas de produit d’origine animale (POA) et est donc végane. Mais pour être cohérent, il faut se demander, si cela ne nuit vraiment pas aux animaux (et aux humains). Comment est fabriquée l’huile de palme ? Sa consommation en masse peut-elle être néfaste ? Puis il faut se renseigner et en dégager des conclusions. Ce n’est pas l’huile de palme le problème, c’est la façon dont on l’exploite. Quand il y a une forte demande, cela incite à avoir recours à des pratiques néfastes.

Et cela pour énormément de choses. Alors dans ce cas, c’est la surconsommation le problème. Car à chaque fois, on se retrouve face à des dérives écologiques et éthiques. Que cela concerne l’huile de palme, le coton, le soja, …

 

 

10 conseils

 

 

Conseil 1

Consommer éthique et faire attention à l’origine du produit et notamment aux conditions de récolte.

 

N’hésitez pas à poser la question aux marques sur les réseaux sociaux. Attention car certaines marques, même véganes, peuvent ne pas être au courant de ceci. Boycotter l’huile de palme pourquoi pas mais surtout boycotter les produits et pratiques qui dégradent l’état de la planète et qui nuisent aux animaux. Ce n’est pas toujours le produit le problème, mais sa surconsommation.

 

 

Conseil 2

Se tourner vers des produits équitables/bio.

 

Il ne faut pas se leurrer, beaucoup de marques du commerce conventionnel ne sont souvent pas au courant des techniques de récolte des produits qu’ils utilisent, et ne s’en soucient guère. Cela ne veut pas dire que la majorité ne tient pas compte de l’environnement ou de ses employés. Mais, on n’est jamais sûr de rien. Pour s’assurer un minimum qu’un produit a été fait dans des conditions respectables, il faut se tourner vers des marques éthiques, bio et/ou équitables, même si ce dernier concept est parfois remis en question. Je vous laisse vous balader sur le blog pour trouver des marques, comme ici par exemple.

 

 

Conseil 3

Acheter d’occasion.

 

J’en ai souvent parlé, je vends et achète d’occasion depuis pas mal de temps, particulièrement sur le site Vinted. Cela évite de racheter et de créer du déchet. Économique et écologique donc.

 

 

Conseil 4

Recycler ses articles.

 

Certains seront plus à l’aise que d’autres, mais faire d’un vieux tee-shirt un torchon, ça ne mange pas de pain comme on dit chez les plus de 50 ans #expressiondedaron. Sinon il y a les containers, clique-ici pour un savoir plus.

 

 

Conseil 5

Adopter un état d’esprit minimaliste et zéro déchet.

 

Pas pour suivre un mouvement de mode, mais pour toutes les raisons plus haut. Acheter éthique c’est bien mais attention à ne pas tomber dans une surconsommation de produits bio/écolo. Par exemple, faire le tri dans sa salle de bain et ses produits de beauté. Je n’ai jamais été du genre à aimer me faire des masques ou à me maquiller tous les jours, alors pour moi c’est relativement simple. Je ne suis pas contre les routines, hauls, etc. mais je pense qu’il ne faut pas tomber dans une consommation systématique, lorsqu’il ne s’agit pas de réel besoin. Avoir dix gels douche différents, est-ce vraiment nécessaire ?

 

 

Conseil 6

Diminuer son temps passé devant les publicités.

 

Il en est de même pour les comptes Instagram et les réseaux sociaux en général. Je passe beaucoup de temps dessus mais j’essaie de remettre les choses dans leur contexte. Tout ce que l’on voit, ce n’est pas forcément vrai… On est très largement influencé.es par tout ça, que l’on s’en rende compte ou non. Je ne fais plus les magasins, alors que j’adorais ça. Maintenant, je n’en ai plus envie. Et même sur internet. J’y vais de temps en temps, je mets en favoris un article, qui reste dans un coin de ma tête assez longtemps, afin de vraiment voir si cela vaut le coup que je l’achète. Il faut dire qu’en achetant éthique, on paye plus cher et ça calme haha ! Mais c’est plutôt positif. On n’est moins tenté.e d’acheter un top made in China à 5€ que l’on sait particulièrement désastreux humainement et écologiquement.

 

 

Conseil 7

Avoir un gros projet.

 

Se fixer un projet qui nécessite du temps et de l’argent, ça aide à faire attention à ses dépenses. Le mien, c’est voyager. Alors forcément, j’essaie de mettre de côté et de ne pas trop accumuler.

 

 

Conseil 8

Se contenter d’un petit appart/maison/cabane/ce que vous voulez.

 

Dans le documentaire, on découvre une étude réalisée sur une famille habitant une grande maison. On a analysé les mouvements de la famille sur toute une journée, dans cette maison. On constate que certaines pièces ne sont jamais visitées, et sont vides. Ces pièces sont souvent inutiles donc on fait des achats pour les remplir car posséder c’est synonyme de bonheur dans notre société. Pas forcément… Vivre dans un petit endroit, ça permet de ne pas s’encombrer et de se satisfaire du nécessaire #baloorpz. Aujourd’hui, il y a des concepts d’optimisation de l’espace, qui permettent de vivre de façon simple en ayant accès au nécessaire.

 

 

Conseil 9

Avoir un dressing réduit pour ne porter que ses vêtements favoris.

 

C’est l’objectif du projet 333. Ce concept a été créé par Courtney Carver en 2010. Cela consiste à ne porter que 33 pièces de son dressing (chaussures, bijoux et accessoires compris) pendant trois mois. Perso, je n’ai pas fait ce challenge mais je n’ai pas beaucoup de vêtements et j’essaie de réduire de plus en plus en ne gardant que ce que je mets (il y a quand même des vêtements que je garde car je les aime bien même si je ne les porte pas souvent). J’ai par exemple deux manteaux, un pour l’hiver, un pour la mi-saison, j’ai aussi deux pulls. J’ai un tas de jeans par contre, il faut que je m’en occupe. Mais si j’ai un coup de coeur pour une veste, je regarde si je n’en ai pas déjà une similaire, si elle me plaît toujours et qu’elle est en bon état, je n’achète pas. En cas contraire, je ne garde pas l’ancienne. Je ne me fais pas violence car ce n’est pas un besoin et je conçois que cela ne soit pas facile de dire adieu à tout ça. Ce projet peut éventuellement en motiver certains à se désintoxiquer du lèche-vitrine et des achats compulsifs, en sachant que vous pouvez bien entendu l’adapter à votre objectif.

 

 

Conseil 10

Louer ou se faire prêter des objets.

 

Cela ne s’applique pas pour tout, mais si l’on doit participer à un événement particulier et que l’on n’a pas forcément de robe adéquate (à condition que le dress code ne soit pas trop stricte) il est possible de demander à une amie par exemple. Ou même de louer une robe. Surtout si vous savez que vous ne la reporterez jamais. Cela vaut aussi pour les objets (dites moi que je ne suis pas la seule à avoir un appareil à raclette qui ne sert que 3 fois par an !).

 

 

 

On ne peut pas se faire plaisir alors ? Prendre soin de soi ?

 

 

Prendre soin de soi, c’est subjectif. On peut prendre soin de soi, sans forcément tout ramener à son corps et aux objets. Prendre soin de soi, ça peut passer par le fait de se cultiver, d’échanger avec les gens, avoir une vie sociale, agir au sein d’une association, voyager.
Et pour en revenir aux soins du corps, chacun est bien sur libre de ses actes. Par exemple, je pense que ma peau sait prendre soin d’elle seule, et vous saurez pourquoi ici. Mais si elle a besoin d’un coup de pouce de temps en temps, j’applique du gel d’aloe vera ou de l’huile de coco. Mais ce n’est pas systématique. Le but, c’est que je le fasse que lorsque j’en ressent vraiment le besoin, pas parce que telle blogueuse ou youtubeuse a une routine du matin, du soir, de l’été, de l’alignement des astres, ou que sais-je. Je ne dénigre personne, encore une fois, mais ce genre de pratique pousse à la surconsommation et la banalise, ce qui provoque les problèmes que j’ai évoqué plus haut. Et aimer la mode n’est pas forcément en opposition avec le minimalisme. Le tout c’est de choisir de belles pièces qui ne se démoderont pas. Je vous laisse cette vidéo qui décrit exactement ce que je pense.

 

 

Un peu d’indulgence

 

 

Cet article n’a pas pour but de faire culpabiliser. Avoir envie de s’acheter quelque chose, de se faire plaisir, c’est normal. De plus, il n’est pas toujours possible ou facile de trouver des alternatives éthiques à certaines choses. Ne pas vouloir se débarrasser d’un objet auquel on tient, c’est aussi normal. L’idéal serait de ne plus ressentir le besoin de surconsommer, de sortir de ce schéma qui commence à montrer des limites et de détruire ce lien affectif qui nous lie aux objets. Alors soyons tolérants envers les gens qui essaient de faire évoluer les choses.

Photo de roses dans un vase

 

J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à me donner votre avis. Je ne suis pas minimaliste, mais c’est un mode de vie qui me séduit, c’est pour cela que j’en parle. Cela veut donc dire que je ne suis pas là pour donner de leçons, juste pour vous amener à réfléchir à autre chose. Je trouve ça triste de passer son unique vie à travailler pour consommer… Je finirai cet article avec une citation du documentaire :

 

Aimer les gens et utiliser les objets, jamais l’inverse.

 

 

 

Que pensez-vous du minimalisme ?
Pensez-vous être addict à la surconsommation ?

 

 

 

 

Signature Affectueusement Votre

 

 

 

Sources

Les dangers de la surconsommation

 

 

 

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